Partagez | 
 

 [Flashback][Greenville] Le dragon et le phénix (PV Jean Grey) (Terminé)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Jean Grey


avatar

Date d'inscription : 17/06/2017
Messages : 114
Nom de code : Marvel Girl
Disponibilité RP : open
Zone libre gif :
Célébrité : Famke Janssen

MessageSujet: Re: [Flashback][Greenville] Le dragon et le phénix (PV Jean Grey) (Terminé)   Jeu 6 Juil - 17:20

Malgré la distance que venait d'établir Jean, Solas ne renonça pas. Au contraire, elle persévéra, en décidant cette fois-ci d'opter pour une autre méthode. Elle souhaitait que la télépathe comprenne son mode de raisonnement, afin de déceler ce qui l'empêchait de comprendre ce que la mutante s'évertuait à lui expliquer depuis un moment maintenant. A cette annonce, Jean ne bougea pas, gardant les bras croisés devant elle, en signe d'opposition, tout en gardant le silence.

Courtney présenta alors à la rousse la possibilité d'accéder à ses souvenirs de Battleworld, l'opportunité de fouiller dans sa mémoire, pour partir à la recherche d'une explication sur ce problématique blocage. Imperceptiblement, Jean fronça les sourcils à cette idée. Qui pourrait être suffisamment malade pour aller voir des horreurs pareilles ? D'après ce que lui en avait dit Solas, l'expérience de cette dimension cauchemardesque était des plus traumatisantes. Et maintenant, elle lui proposait d'y jeter un œil … la télépathe n'avait pas vraiment l'intention de finir avec l'esprit ruiné … si bien qu'elle n'était pas vraiment tenté par cette petite visite psychique.

Mais c'était sans compter sur l'entêtement de Courtney qui poussa jusqu'au seuil de la conscience de la rousse l'un de ses souvenirs, souhaitant à tout prix lui en faire part. Ainsi, sans qu'elle n'ait son mot à dire, Jean fut obligée d'assister à l'arrivée de son interlocutrice sur Terre, poursuivie par une autre personne, en provenance de Battleworld. Que souhaitait-elle lui faire comprendre en lui montrant ce souvenir ? La raison pour laquelle elle n'était pas capable de faire confiance ? Ce point là, la rousse l'avait très bien compris : d'où elle venait, personne n'était son allié, ce concept même ne semblant tout simplement pas exister.

Jean finit par décroiser les bras, soupirant longuement dans le même temps. Il était évident qu'avec une obstination comme celle de Courtney, la mutant n'avait pas vraiment le choix.

« Pourtant … ici, vous êtes parvenue à créer quelque chose qui pourrait être un bon début pour connaître le bonheur, dit-elle en désignant d'un geste de la main l'ensemble de cet endroit. Que vous faut-il de plus ? Des gens ? Ces pantins dont vous vous étiez entourée à Greenville ? »

A la suite de cette question rhétorique, la télépathe laissa échapper un rire sec.

« Vous n'avez de cesse de dire ne pas pouvoir faire confiance à autrui … pourtant, vous semblez être dans l'incapacité de vivre seule … ironique, n'est-il pas ? »

Calmement, Jean se leva, puis, s'éloignant de la table, elle gagna la baie vitrée, par laquelle elle observa la mer. Un instant, elle resta silencieuse, laissant Solas réfléchir au point qu'elle venait de soulever.

« C'est en ce point que réside une grosse part de votre problème à mon avis … vous ne vous permettez pas de faire confiance … de croire … Pourtant, vous voulez comprendre l'amour … l'attachement … la complicité … le bonheur … ces énergies motrices qui animent notre monde. »

La rousse se tourna alors vers sa geôlière, un sourcil légèrement relevé.

« Quatre concepts qui ne se pratiquent pas seule, annonça-t-elle tel un verdict irrévocable. Quatre choses qui réclament impérativement de faire confiance à l'autre … de sortir de votre zone de confort. Je comprends parfaitement votre crainte … cette peur de l'autre … cette sensation qu'il est une menace pour votre sécurité … je conçois que vous ayez emmené avec vous cet héritage de Battleworld … oui, je l'ai dit à voix haute, la défia-t-elle, car avoir peur des mots est une erreur. »

D'un pas assuré, elle s'avança de nouveau vers Courtney, laissant les talons de ses chaussures claquer sur le sol miroitant de la pièce.

« Vous avez préféré vivre dans un mensonge … vous conforter dans une illusion, celle que vous avez créé à Greenville … plutôt que de vous confronter à la réalité de notre univers. Pourquoi ? Par peur ? »

A présent, la mutante était revenue à la hauteur de la table, s'immobilisant, sans quitter du regard la maîtresse des lieux.

« Alors commencez par vous libérer de cette peur, sinon, elle vous dévorera aussi sûrement que Battleworld vous aurez dévorée si vous y étiez restée !, scanda-t-elle en frappant du plat de la main sur la table.  Ne comprenez-vous donc pas que cette crainte que vous entretenez, n'est ni plus ni moins qu'un embryon de ce foutu monde cauchemardesque, et que vous êtes en train de lui permettre de survivre et de croître en vous ?! »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Courtney Solas


avatar

Date d'inscription : 18/06/2017
Messages : 30
Nom de code : Countess
Disponibilité RP : Disponible

MessageSujet: Re: [Flashback][Greenville] Le dragon et le phénix (PV Jean Grey) (Terminé)   Jeu 6 Juil - 21:09

Bon c’est officiel. Cette fois je vais la réduire en cendres. Elle est allée trop loin et paiera cet affront de sa vie. Je n’ai jamais laissé personne me parler de la sorte et je ne… COUNTESS! STOP! Justement. Tu n’as jamais laissé personne te dire quoi que ce soit qui te déplaise et tu n’as jamais non plus laissé personne te dire ces vérités qui font mal mais qui permettent de s’améliorer. Parce qu’elle est loin d’avoir tort. Je ne veux pas le dire à voix haute mais je peux très bien le penser malgré tout. Et si elle avait raison? Toute cette méfiance, ce ressentiment, cette haine… C’est précisément l’essence même de mon calvaire sur Battleworld, dans le domaine de Killville. La peur… Je la connais très bien. Je l’ai infligé et je l’ai subi à part presque égale. Et au fond de moi, je suppose que je l’ai toujours su mais il est tellement plus facile de tout balayer…

De se servir de la colère pour camoufler le reste… Je ne veux pas faire confiance parce que je ne veux pas être blessée. Parce que je redoute, je crains le pire. En même temps… Comment aies-je pu manquer de jugement à ce point? Je. Manipule. La. Réalité. Si jamais quelque chose se passe et que je ne veux vraiment pas le subir… Je peux altérer la trame même des choses. Oui, c’est une solution facile, comparativement à souffrir. La vie offre à part égale joie et déception, je dirais. Pas à Killville mais ici, même si ce n’est pas parfait, il existe une alternative. J’ai été vraiment idiote de ne pas saisir ma chance plus tôt. Il y a encore tant de choses que je dois apprendre… À commencer par la gestion de mes pouvoirs. On ne peut pas tout avoir et il faut accepter certaines choses comme elles sont. Je suppose qu’en quelque part, c’est inévitable. Enfin si mais… Bref. Peu importe.

Du coup, je passe d’une expression de colère à une expression pensive en l’espace de quelques secondes. Il faut que je réfléchisse à tout ceci et disons que je n’ai pas vraiment le temps de le faire là, maintenant, tout de suite. Alors, je crée une bulle dimensionnelle dans ma bulle, j’accélère le passage du temps pour pouvoir réfléchir comme il se doit et donc la première bulle, qui elle voit le temps s’écouler au même rythme que sur Terre, ne sera pas affectée. Pour Jean, je suis encore là, présente, dans la pièce. Je suis juste… Pensive. Oh soyez sans crainte. Je ne vais pas tout apprendre et tout assimiler d’un coup. Mais il me faut au moins des bases solides si je veux des progrès réels. Je ne peux pas séquestrer Jean Grey ici pendant des semaines. À situation inhabituelle, moyens inhabituels. Et de penser qu’en général je trouverais que c’est indigne de moi.

Qu’utiliser mes pouvoirs ainsi est un gaspillage de talent brut. Mais en même temps, c’est penser comme la « moi » de Battleworld. Il faut que j’accepte le changement. Que je le désire. Une chose est bien certaine. Je pense que Jean sous-estime grandement ma volonté de réussir. Mon manque d’éthique et de morale fait en sorte que je n’ai pas de limite définie. C’est ce qui fait de moi un adversaire redoutable en d’autres circonstances. En tout cas, ô rousse volcanique, tu risques d’avoir toute une surprise. On verra bien si les résultats sont aussi intéressants que ce que j’imagine ou non. Enfin. Il n’est pas interdit d’espérer, apparemment c’est autorisé ici. Bon allez. Nous avons passé suffisamment loin de Jean et il est temps de se livrer à cette petite expérience que je viens de mettre sur pied dans une temporalité parallèle. C’est tout un boulot, je vous dis.

Donc, me voilà de retour dans ma bulle dimensionnelle et je ne suis plus moi sous mon apparence « normale ». Je suis de nouveau sous les traits de Courtney Solas et non plus ceux de Countess. Autrement dit, je suis en tout point identique à un être humain normalement constitué de cette planète. Ensuite, ayant eu plus de temps pour réfléchir que Jean ne peut le suspecter, j’en ai profité pour m’inculquer quelques savoirs humains en matière de comportements acceptables en société. Sait-on jamais. Je peux le faire. Laisser les chaines de Battleworld derrière moi. L’expérience sera éprouvante. Difficile et pourrait échouer en laissant de terribles séquelles. En ME laissant de terribles séquelles, mentionnons le. Mais bon. Je suis habituée à risquer ma peau, non? Une fois de plus ou de moins… Quelle différence cela fait en définitive? Peu de chose. »


« Bonjour! Je m’appelle Courtney Solas. J’ai immigré aux États-Unis il y a quelques années de cela et je réside présentement à Greenville. Je travaille pour le gouvernement municipal. Je suis une artiste dans l’âme et une amatrice en herbe des thés et de leurs dérivés. Je suis ravie de faire votre connaissance. Sans doute une présentation sommaire également de votre part serait de bon goût, ne croyez-vous pas? »

Je suis souriante, je lui tends la main, il n’y a même pas la plus petite tentative de toucher à ses pensées… Je joue un personnage, soit. Avant d’exporter ce modèle à ma véritable psyché, je peux au moins expérimenter avec Courtney. De toute façon, pour survivre, s’adapter et évoluer, j’ai déjà agi ainsi. C’est un effort honnête, une tentative franche et un essai sincère. J’essaie vraiment de m’imprégner de l’esprit humain pour faciliter une intégration plus saine. Dit ainsi, on dirait que c’est ultra clinique mais bon. C’est un peu comment je fonctionne aussi. Qui dit s’adapter ne veut pas dire s’effacer. C’est amener sa pierre à l’édifice, contribuer à enrichir ce qui est déjà et non pas chercher à le remplacer. Ça je l’ai bien compris des explications de Jean Grey. On m’aurait dit il y a quelques années de cela que je tenterais une telle chose…

Et je ne l’aurais très certainement pas cru. Mais pourtant me voilà! Je me fais apparaitre une tasse de thé et une pointe de tarte au sucre histoire de pouvoir manger, boire et discuter avec Jean. Countess, tu es devenue complètement folle, c’est clair. Non. En ce moment je ne suis pas Countess. Je suis Courtney. Et je ne dois pas l’oublier. En développant une entité pleinement humaine, je pourrai l’intégrer à ma psyché et ainsi arriver à mon objectif et par extension, celui de Jean que de me rendre plus fonctionnelle dans la société humaine. Et j’ai déjà un certain nombre de plans pour Greenville lors de mon retour. Des plans, également, dont Jean serait bien moins fière. Méchante un jour, méchante toujours. J’ai dit que je tenterais de devenir plus intégrée. Point. Je n’ai jamais dit que j’allais devenir une héroïne ou dégoulinante de gentillesse. Ce serait stupide.

Mais ça, elle n’a pas besoin de le savoir et sur ce point je n’ai pas besoin de son approbation. De toute façon, pour le moment, c’est elle et Courtney, une tentative parfaitement honnête et sincère de mettre en pratique ce qu’elle m’a inculqué, accepter de faire confiance et d’affronter séparément la terreur que suscite en moi Battleworld. Voyez cela comme du multi tâche… Où vous risquez la schizophrénie ou pire. Mais bon. On trouve toujours pire que ce qu’on peut imaginer comme tel. Restons positif en se disant que dans le pire des pires des cas… Au moins Jean aura réussi partiellement son coup et ce qu’il restera de moi sera en bonne voie de devenir un membre productif d’un tout plus grand. Si tant est que c’est le prix de consolation qui vous intéresse, naturellement. Je préfèrerais une victoire à tout ceci mais c’est une préférence personnelle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jean Grey


avatar

Date d'inscription : 17/06/2017
Messages : 114
Nom de code : Marvel Girl
Disponibilité RP : open
Zone libre gif :
Célébrité : Famke Janssen

MessageSujet: Re: [Flashback][Greenville] Le dragon et le phénix (PV Jean Grey) (Terminé)   Lun 10 Juil - 10:54

Un instant, sur le visage de son interlocutrice, Jean put voir une rage folle se profiler. Son regard était devenu presque dément suite aux propos de la rousse, si bien que cette dernière crut un instant devoir se défendre contre une éventuelle riposte de la part de Courtney. Mais aussi rapidement que cette colère s'était profilée, le calme revint sur les traits de Solas. Il était évident que la télépathe venait de poser le doigt sur un point très sensible, mais également qu'elle était dans le vrai. Cette carte de la provocation n'avait bien entendu pas l'objectif de faire perdre le contrôle à Courtney, mais plutôt de jouer le rôle de traitement de choc. Ce n'était qu'en se confrontant à de telles vérités qu'elle pourrait progresser et trouver une solution à ce blocage.

Quelques secondes, Solas resta totalement immobile et mutique. C'était comme si … comme si elle était absente. Même son esprit semblait être hors de portée. Préférant ne pas la perturber, notamment après ce qu'elle venait de lui dire, Jean la laissa donc. Elle se contenta de l'observer. En la voyant ainsi, elle ne pouvait pas s'empêcher à un genre de robot qui se serait mis hors tension.

Finalement, lorsque Courtney sembla revenir à elle, comme si elle s'était reconnectée, elle avait de nouveau l'apparence de la mairesse que Jean avait rencontrée un peu plus tôt dans la journée à Greenville. Elle avait tout d'une humaine à présent, aussi bien sur le plan physique que vestimentaire. Toutefois, un tel choix ne manqua pas de surprendre la mutante qui avait un peu de mal à comprendre un tel choix. A quoi jouait-elle ?

Solas lui tendit alors la main, comme pour la saluer, puis, elle se présenta, comme si c'était la première fois qu'elles se rencontraient. Un instant, Jean resta sceptique, fronçant légèrement les sourcils et l'observant avec une pointe de perplexité. Son regard passa à plusieurs reprise de cette main tendue au visage souriant de Courtney, comme si la télépathe tentait d'y trouver une réponse. Finalement, Jean accepta de jouer le jeu, curieuse de connaître la suite. Après une légère hésitation, elle saisit la main de Courtney, la saluant à son tour, sans quitter ses yeux du regard.

« Je suis le professeur Jean Grey », se contenta de répondre la rousse.

Dans le timbre de sa voix, il était sans doute clairement possible de sentir son trouble. La mutante ne comprenait pas ce que cherchait à faire Solas. Etait-ce une sorte de jeu ? Un test ? Avait-elle tout simplement complètement perdu les pédales ? Jean était dans l'inconnu le plus total, si bien qu'elle alla à la pêche aux informations.

« Est-ce que je peux savoir ce qu'il se passe ? »

Certes, Courtney savait parfaitement faire illusion quant à sa véritable nature et donner une première impression des plus satisfaisantes, et surtout, des plus humaines … mais cela, c'était déjà le cas lors de leur première rencontre. Même si le personnage pouvait sembler froid et carnassier, ce n'étaient pas des traits de caractères inexistants chez les humains. Mais c'était surtout pour la suite que Solas rencontrait quelques difficultés en terme d'interactions sociales, notamment dans son rapport à l'autre et dans sa manière de gérer les contrariétés et les imprévus. Il ne restait donc qu'à voir la suite des événements pour se rendre compte si oui ou non, Countess avait su tirer des bénéfices des enseignements de Jean.

La mutante ne doutait pas un seul instant que malgré tout ce qu'elle pourrait tenter, Courtney resterait cet individu issu d'une dimension de violence et impitoyable. Ainsi, elle n'espérait pas en faire un agneau ou encore un défenseur de la veuve et de l'orphelin. Toutefois, elle gardait l'espoir d'éviter que cette dernière ne chamboule trop le monde, ou pire, l'univers, en altérant la réalité chaque fois qu'un détail ne lui convenait pas. Tout n'était qu'une question d'équilibre dans cet univers, un équilibre savamment trouvé et établi. Certes, il pouvait paraître injuste … mais il n'en demeurait pas moins nécessaire au bon fonctionnement de toute chose. Qu'importait la somme de pouvoirs d'un individu, appréhender la mécanique si complexe du cosmos, ainsi que les raisons de son fondement étaient bien souvent hors de portée. Modifier cet équilibre cosmogonique, c'était provoquer un effet domino avec des conséquences potentiellement tout aussi catastrophiques qu'insoupçonnées, et ceci tout simplement pour que l'équilibre naturel se restaure de lui-même avec le temps. Car l'univers était ainsi … immuablement, il tendait à revenir à son état naturel et neutre … à la même manière que la surface d'un lac perturbée par un jet de pierre. Qu'importait le nombre d'ondées nécessaire, tôt ou tard, l'eau finissait par regagner son calme.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Courtney Solas


avatar

Date d'inscription : 18/06/2017
Messages : 30
Nom de code : Countess
Disponibilité RP : Disponible

MessageSujet: Re: [Flashback][Greenville] Le dragon et le phénix (PV Jean Grey) (Terminé)   Lun 10 Juil - 20:20

« Ce qu’il se passe? Je dirais rien de bien méchant. Simplement la mise en application d’un certain nombre d’enseignements. Cette forme se prête davantage à l’expérimentation, c’est aussi simple que cela. J’ajoute qu’il est plus facile de tenter une approche humaine quand votre miroir ne vous renvoie pas un reflet démentant la chose. Après tout, ne sommes-nous pas là pour apprendre? »

Riez si vous voulez mais je me vois mal expérimenter un côté humain sous mon apparence d’origine. Je ne peux pas aussi bien jouer un rôle si je me vois tel que je suis. J’ai plus d’un visage pour une excellente raison d’ailleurs. Certes, certes, Jean Grey se prête au jeu avec une certaine réticence mais bon. C’est ou je tente quelque chose ou nous allons passer l’éternité à essayer de nous comprendre. Porter un masque, un costume, permet de mieux jouer un rôle. C’est comme pour vous faire du théâtre ou du cinéma. Je ne suis plus Countess. Je suis Courtney Solas. Je suis une humaine. Cette notion m’est étrangère, presque alien et pourtant, j’ai joué à l’humaine pour m’emparer de Greenville… Mais pas tout à fait comme ça. D’où cette curieuse sensation. Un peu comme… Porter un chandail trop petit. C’est difficile à expliquer. Être soi sans être soi.

Je décide donc de tenter des interactions sociales simples, pour me familiariser avec le concept comme quoi les interactions humaines ne fonctionnent pas systématiquement sur un rapport dominant / dominé. J’essaie de me montrer intéressée. Je pose des questions dites de base. Quelle est sa couleur préférée, si elle est plus livre ou cinéma, ce qu’elle préfère manger… Ce sont des choses insignifiantes, oui, mais je dois m’entrainer à m’y intéresser. C’est comme à la guerre : une bonne stratégie demande d’avoir le plus de renseignements possibles sur votre cible. Sauf qu’ici, si mission il y a, c’est éventuellement de surprendre l’autre de façon positive. Ces détails insignifiants sont aussi révélateurs de plusieurs petites choses qui peuvent faire de jolis cadeaux dans le futur. Ceci dit, je me dois d’être honnête. C’est horriblement difficile comme tâche.

Les trivialités m’ennuient et il n’y a rien de plus ennuyeux qu’une conversation faite pour échanger de tout et de rien. Je dois moi-même penser au genre de détails sans trop d’intérêt qui me concernent ou plutôt, qui concernent mon personnage de Courtney Solas. C’est étrangement plus compliqué et complexe que je ne le pensais car dire « j’aime le rouge », par exemple, nécessite d’expliquer pourquoi le rouge plus que le bleu, par exemple. Et cette justification à elle seule peut révéler bien plus qu’on pourrait le croire. Considérez moi surprise et étonnée. Qui aurait pu croire que ce genre de chose pouvait en fait aider autant à cerner quelqu’un? Certainement pas moi en tout cas, ça c’est sûr. Dans le domaine de Killville, nous n’avions pas le temps pour penser à ce genre de choses. Avec la mort à chaque coin de rue, qui se demande quelle est sa couleur préférée?

Est-ce que pendant ces décennies, ces siècles, j’aurais réduit ma vie à une expression si simple que j’aurais manqué considérablement plus que je ne peux l’imaginer? Peut-être. Je ne saurais dire avec certitude. Je ne juge pas avoir gâché ma vie. Je dirais même en avoir profité largement. Bien plus que des milliers d’êtres originaires du même domaine que moi ou des millions peuplant Battleworld. Est-ce que tous ces petits détails auraient permis de forger, de me forger différemment? Je ne sais pas et à moins de vouloir explorer une réalité alternative, je n’ai pas de moyen de le savoir. Nous allons donc expérimenter maintenant et voir où tout cela va nous mener. Qui sait. Peut-être que les résultats seront plus concluants que je ne l’aurais espéré. Chaque action est posée dans un but précis. Le mien est de développer une personnalité humaine… Mais pas que ça.

Il faut que cette personnalité humaine soit si parfaite qu’elle soit absolument indissociable de celle d’un véritable être humain. La barre est haute mais je suis convaincue d’être capable de le faire. Je continue de poser des questions de base, d’offrir quelques détails à mon sujet et tranquillement, Courtney Solas n’est plus juste un nom sur un visage, c’est lentement mais sûrement une personne pleine et entière. Je pourrais presque me laisser prendre au jeu si je ne me souvenais pas périodiquement que je dois quand même rester attentive à cette expérience. Il faut garder un esprit d’analyse, un esprit critique. Une chose est bien certaine, c’est quelque chose de nouveau pour moi. Ce serait presque… Plaisant. N’est-ce pas étrange comme constatation? Je serais tentée de dire que oui. Moi qui suis habituée à des choses si diamétralement opposées…


« Je suis curieuse. Pourquoi avoir décidé de devenir enseignante? N’aurais-tu pas pu faire davantage en te lançant en politique, en tentant de changer les choses à l’échelle d’un pays? Une télépathe de ton calibre aurait pu influencer positivement cette nation sans mal. Établir un système exempt de corruption. N’est-ce pas limiter tes prodigieuses capacités que de former une poignée d’étudiants? »

Naturellement, il n’y a aucune méchanceté dans ma question. Juste de la curiosité. De ce que j’ai pu observer, le système politique des Humains est fortement corrompu. Conséquemment, Jean Grey pouvant sans doute détecter les mensonges, elle aurait pu alors faire une excellente politicienne, purifiant un système gangrené pour amener un vrai état tourné vers le progrès, tant social que technologique. Un instant. D’où vient cette question, au juste? Elle m’est venue toute seule, naturellement. Pourquoi? Suis-je en train de développer un intérêt plus marqué pour l’humaine? Si oui, pourquoi, encore, et d’où vient cette impulsion? Pas de Jean, je le saurais, alors d’où? De plus en plus curieux et paradoxalement, de plus en plus intéressant. Non vraiment. Peut-on vraiment formuler inconsciemment une pensée voire un raisonnement complet?

Je remarque aussi que je ne lui ai donné aucun ordre, que je n’ai passé aucun jugement potentiellement défavorable et que nous sommes encore en train d’avoir une conversation très polie et très civile. Manifestement, il y a plus de progrès que je ne le pensais. Bonne chose? Mauvaise chose? C’est une bonne chose car j’ai bien assimilé les leçons de Jean Grey. C’est également une mauvaise chose car en acceptant des traits plus humains, j’efface une partie de ce que je suis. Suis-je réellement prête à un tel changement? On me dira que je suis la seule capable de répondre à cette question mais justement : je ne sais pas quoi répondre. Je voudrais dire que je sais mais je ne sais pas. Et c’est ce qui me fait un peu peur. Jusqu’où l’expérience doit-elle aller avant de dire qu’elle est allée trop loin? Alors ça, j’espère que Jean a une réponse pour moi parce que sinon…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jean Grey


avatar

Date d'inscription : 17/06/2017
Messages : 114
Nom de code : Marvel Girl
Disponibilité RP : open
Zone libre gif :
Célébrité : Famke Janssen

MessageSujet: Re: [Flashback][Greenville] Le dragon et le phénix (PV Jean Grey) (Terminé)   Mar 11 Juil - 7:08

Ainsi donc, il s'agissait d'une sorte … d’entraînement. Toute cette petite mise en scène, cette apparence, cette attitude, ce sourire presque un peu trop forcé … tout ceci n'avait pour but que de permettre à Solas de tester sa capacité à jouer la comédie … à se faire passer pour une humaine. Jean devait bien le reconnaître, c'était un bon moyen d'apprendre et de faire des progrès. Certes un moyen surprenant lorsque l'on ne s'y attendait pas … mais après tout, pourquoi pas ? La mutante se décida donc à jouer le jeu, afin d'aider Courtney dans sa démarche. Elles échangèrent quelques banalités. Même si cela pouvait paraître sans grand intérêt, la réalité était tout autre. Solas entretenait la conversation, faisant mine de s'intéresser à son interlocutrice, la traitant avec une certaine déférence, et non comme un larbin. C'était une nette amélioration comparé au début, et tous ces détails n'avaient pas échappé à Jean. Et même si par moment, la mutante pouvait percevoir de l'ennui chez elle, ou encore qu'elle était en difficulté face à certaines questions, Courtney s'en sortait plutôt bien, donnant le change de manière satisfaisante.

A mesure que l'échange se poursuivait, Solas gagnait en aisance … mais également en intérêt, si bien que la rousse alla même jusqu'à se demander si finalement, la créature n'était pas en train de prendre goût à ce genre d'interaction sociale. Les questions de Courtney devenaient en effet de plus en plus pertinentes et réfléchies, ne portant plus simplement sur des choses simples, mais sur une véritable volonté de la comprendre. Ceci devint particulièrement clair lorsqu'elle demanda à Jean les raisons qui l'avaient poussée à devenir enseignante, alors qu'avec ses capacités, elle aurait pu faire de bien plus grandes choses. Instinctivement, Jean lui adressa un sourire, touchée d'une certaine façon pour la spontanéité de la question.

« La politique … non, très peu pour moi, répondit-elle avec un léger rire. Toute cette ambiance d'intrigues et de coups bas, je ne trouve pas ça sain … et les quelques fois où je dois intervenir devant ce genre de personnages me confortent dans cette idée. »

Combien de fois Jean avait-elle dû participer à des débats face à certains membres du Congrès ? Combien de fois lui avait-on demandé de venir apporter ses connaissances sur la question des mutants afin d'éclairer des politiciens ? Sans doute trop d'après elle. Et chaque fois, elle ressentait ce malaise indescriptible au plus profond d'elle lorsqu'elle avait l'impression de se retrouver jugée par ceux-là mêmes qui l'avaient faite monter sur l'estrade pour exposer ses connaissances. Ce n'était vraiment pas un milieu fait pour elle.

« Quant à l'utilisation de ma télépathie … même si c'était dans un but bienveillant … ça n'en resterait pas moins de l'ingérence … de l'abus de pouvoir. Je m'y refuse donc. Ce serait aller à l'encontre de mon éthique … ce serait comme priver les gens de leur libre arbitre. Je ne m'y risquerais pas. J'ai toute confiance en la justice de cette nation pour combattre cette corruption à laquelle tu fais allusion … même si cela réclame du temps. »

Naturellement, le tutoiement était revenu, signe évident que la télépathe était satisfaite du changement de stratégie et de comportement opéré par Courtney. Dans les paroles de cette dernière, il n'y avait pas de tentative de domination ou de pression. Simplement … une envie d'apprendre … et pour un professeur, c'était quelque chose de très gratifiant.

« J'ai fait le pari de l'avenir, annonça-t-elle ensuite en souriant. C'est en partie pour cette raison que je suis professeur. C'est ma manière d'aider la future génération à rendre ce monde meilleur … à ne pas répéter nos erreurs. C'est également ma contribution pour aider les jeunes mutants en difficulté avec leurs pouvoirs … un peu comme l'a fait le Professeur Xavier pour moi, il y a plusieurs années. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Courtney Solas


avatar

Date d'inscription : 18/06/2017
Messages : 30
Nom de code : Countess
Disponibilité RP : Disponible

MessageSujet: Re: [Flashback][Greenville] Le dragon et le phénix (PV Jean Grey) (Terminé)   Mar 11 Juil - 22:48

Quelle étrange justification. Pourtant, l’être humain ne désire-t-il pas le bien du plus grand nombre, celui de ses semblables et du plus de personnes possibles? Je peux comprendre son inconfort vis-à-vis des politiciens. Nul besoin d’avoir connu Battleworld pour connaitre ce genre de serpents. En même temps je me dis : dans l’objectif d’offrir au monde un visage différent de la politique, n’aurait-ce pas été là une occasion en or de tenter de réformer en profondeur le système? Je ne pense pas que mon raisonnement soit erroné. Simplement, je me dis que débattre serait mal avisé puisque j’essaie de faire des progrès en ce moment et que l’argumentation peut vite dégénérer. Ce que je voudrais bien éviter, tout naturellement. Je ne cherche pas le conflit ici. Concentrons-nous plutôt sur ce qu’elle révèle comme informations. Sait-on jamais.

Ainsi, elle préfère investir sur la génération future. N’est-ce pas baisser les bras sur sa propre génération, en quelque sorte? Éduquer la jeunesse n’est pas un mal en soi, elle est plus réceptive au changement. Simplement, toujours selon moi, le temps que la relève soit prête à se lancer en politique ou occupe les paliers importants, plusieurs années se seront écoulées, trop, potentiellement. La précipitation n’est jamais une bonne chose, nous sommes bien d’accord. Ceci étant dit, l’attente peut également avoir ses effets pervers. Un entre deux ne serait-il pas préférable? Existe-t-il? Là d’où je viens, tout se calcule sur le court terme. Ici, des initiatives peuvent s’échelonner sur des années et c’est considéré comme normal. C’est fascinant. Des êtres éphémères préférant miser  sur un futur potentiellement inaccessible. Que de contradictions pourtant…


« Donc si je comprends bien, agir sur le présent n’est pas dans les prérogatives d’une enseignante. Tout est calculé, pensé, planifié sur le long terme. Un manque théorique de vision à court et moyen terme n’est-il pas dangereux? Juste pour être sûr de bien comprendre… Le pari de l’avenir semble intéressant sur le papier mais dans la pratique, est-ce qu’il est si remarquablement efficace qu’en théorie? »

Le facteur espoir présent dans le schéma de pensées de Jean est une variable qui m’est inconnue et qui me fait m’interroger. Je devine que les Humains ne basent pas leurs actions en se fiant aux statistiques qui sont pourtant d’excellents indicateurs quant à la faisabilité et le réalisme de telle ou telle chose. Comment l’espoir peut-il se substituer à quelque chose de plus concret? Ce n’est pas… Logique. Malgré tout, le monde continue de tourner. Le facteur risque, le facteur aléatoire est bien là mais considérablement plus présent que là d’où je viens. Quand on compare objectivement les choses, Battleworld n’est plus mais la Terre, si. Était-ce ce qui nous manquait, au fond? Trop de variables contrôlées qui auraient généré le chaos ou lieu de l’endiguer? Voilà une intéressante que je me promets de creuser à temps perdu. C’est même crucial.

Mais moi dans tout ceci? Qu’est-ce que je pense, qu’est-ce que je veux? Jean se défini comme une enseignante pour aider à sculpter à nouvelle génération. Courtney elle est techniquement l’actuelle mairesse de Greenville. Ceci dit, vais-je vraiment rester mairesse « pour toujours »? Il y a bien des aspects de ce monde que j’aimerais explorer et qui demandent plus de mobilité et de flexibilité. Non pas que mon poste actuel soit sans intérêt. C’est une fascinante expérience que je mène. Vous savez par contre ce que dit le proverbe : les meilleures choses ont une fin. De toute façon, je ne « perdrai » jamais vraiment Greenville. C’est à moi désormais. On va se servir de cet exemple pour poursuivre la conversation. Nous verrons bien où tout ceci nous mène. À quelque chose de positif, j’ose espérer. Si on considère tous les efforts que je fais…


« Au fait, pour ma part, je suis la mairesse d’une petite ville appelée Greenville. Contrairement à toi, je préfère avoir une influence positive directe sur mes citoyens, utilisant un lien spécial pour amplifier la génération de bonnes actions, réduisant de ce fait, entre autre, tout ce qui est criminalité. Simple et efficace avec une perte de liberté minimale. C’est un modèle qui porte ses fruits actuellement. »

Je ne me suis pas vantée, j’ai présenté mon projet sans dénigrer et quand on s’y arrête, ce n’est pas une action fondamentalement maléfique que j’ai posé. Un point de plus, je suppose, avec Jean Grey. Que c’est difficile d’intégrer tout ce qui fait des Humains… Des Humains, en fait. Je ne cherche pas non plus à engendrer un débat. Je fais juste mettre en pratique ce que je sais maintenant d’être Humain. C’est beaucoup plus complexe qu’on ne le croit et la phase d’acclimatation bien plus long que  je m’y serais attendu. Logique, si on considère ma façon de voir et gérer de chose. Créer un collectif en fonction du positif en tous et chacun. Pas très super criminel, en tout cas. Ce qui prouve que je ne suis pas si méchante que cela. J’essaie de deviner comment Jean Grey va réagir. Deux visions différentes ne font pas forcément des ennemis.

Je me demande : si je laissais plus de libertés aux citoyens de Greenville, seraient-ils plus du genre à se faire corrompre? S’ils abusent de la liberté jusqu’à l’indigestion, ce n’est pas non plus une bonne chose. Il faut réfléchir à un tas de détails quand on se retrouve à commander, un aspect absent de ma discussion avec Jean Grey. Est-ce vraiment important de toute façon? J’en doute fort, pour être bien honnête. Le but c’est l’intégration sociale. Pas le débat philosophique. Ne pas l’oublier. Je n’empêche pas la mutante de donner son avis par contre. Avant je lui aurais refusé ce privilège mais Courtney n’est  pas Countess donc je consens à beaucoup plus d’ouverture d’esprit qu’avant. Ce serait presque fascinant si ce n’était pas, paradoxalement, absolument terrifiant. Tous ces changements en si peu de temps… C’est juste…


« Sur un sujet complètement différent, toujours dans l’optique de mieux comprendre le comportement humain, toi et Scott, quand t’es-tu rendue compte que tu étais sexuellement attirée par lui? De ce que je comprends, l’amour implique ce qui s’apparente à des phéromones et la chimie du cerveau, exact? C’est nouveau pour moi alors j’essaie de m’y retrouver, tout simplement. Normal et humain, en somme.

Je me demande : est-ce que l’amour est uniquement dicté par un besoin reproducteur ou une compatibilité chimique ou est-ce quelque chose d’infiniment plus abstrait et complexe? La littérature sur ce sujet est excessivement divisée tant et si bien que je ne suis pas en mesure de me faire, actuellement, ma propre idée. Peut-être pourrais-tu essayer de m’aider à mieux m’y retrouver? J’apprécierais beaucoup. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jean Grey


avatar

Date d'inscription : 17/06/2017
Messages : 114
Nom de code : Marvel Girl
Disponibilité RP : open
Zone libre gif :
Célébrité : Famke Janssen

MessageSujet: Re: [Flashback][Greenville] Le dragon et le phénix (PV Jean Grey) (Terminé)   Dim 16 Juil - 16:55

Courtney sembla intriguée par la manière dont Jean percevait son rôle d'enseignante. Elle se demandait si en agissant ainsi, la rousse ne négligeait pas de manière presque insouciante le présent, au risque de ne jamais attendre cet avenir sur lequel elle avait tant misé. Elle s'interrogeait également sur l'efficacité d'une telle planification des choses, se demandant sur les résultats obtenus étaient si probants.

« Pour ce qui est du présent, je m'en préoccupe également, notamment en tentant de mettre en place aujourd'hui des choses afin d'améliorer notre quotidien. C'est également en agissant aujourd'hui que je prépare demain … notamment pour faciliter le travail des générations futures. Rien n'est indissociable. »

A son tour, Courtney présenta son activité d'élue dans la ville de Greenville, sans omettre de préciser de quelle manière elle gérait son poste, annonçant des résultats des plus positifs. Oui, elle avait fait baisser la criminalité, voire, elle l'avait tout simplement faite disparaître. Mais par quel moyen ? En privant ses électeurs d'une part de leur libre arbitre, aussi infime fusse-t-elle. D'une certaine manière, elle avait franchi cette ligne que la télépathe avait expliqué ne pas vouloir dépasser un peu plus tôt par l'utilisation de son pouvoir pour manipuler les gens. C'était une forme de dictature éclairée qu'elle menait à Greenville. Ni plus. Ni moins. Mais Jean préféra ne pas repartir sur ce débat. Visiblement, Solas était satisfaite de ce qu'elle avait obtenu et n'entendait pas qu'on lui dise le contraire.

Courtney partit alors sur un sujet totalement différent, surprenant Jean qui était légèrement partie dans ses réflexions. La créature souhaitait visiblement comprendre ce qu'était l'amour, qu'elle était sa nécessité, son fonctionnement. Elle souhaitait déterminer si ce phénomène était rationnel ou au contraire, totalement imprévisible.

« Je crois que tu prends une nouvelle fois le problème dans le mauvais sens. Avec Scott, ça n'a pas commencé par une attirance sexuelle. Dans certains cas, c'est la première approche, mais dans d'autres, non. Dans notre cas, Scott et moi avons commencé par apprécier la présence de l'autre. Nous aimions discuter, échanger, ou tout simplement être ensemble. C'est … difficile à décrire. Mais avec le temps, ce lien s'est développé, il s'est renforcé, jusqu'à se muer en quelque chose de plus intense : l'amour. La suite était une évidence à partir de ce moment là. »

Quelques instants, Jean resta silencieuse, repensant à divers moments qu'elle avait vécu avec Summers, certains durant leur adolescence, d'autres plus récents. Actuellement, elle espérait simplement qu'il soit loin de Greenville … qu'il l'ait écoutée.

« J'ignore si l'amour est un simple procédé physiologique … quelque chose qui pourrait être mesuré … quantifié … ou bien s'il y a autre chose … C'est une question à laquelle je n'ai pas de réponse. Et je doute qu'un jour nous en ayons une. Ce qui est sûr … c'est que le jour où ça nous tombe dessus, que l'on sache déjà ou non ce qu'est l'amour … et bien, ce jour là, lorsque ça arrive, on n'a aucun doute. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Courtney Solas


avatar

Date d'inscription : 18/06/2017
Messages : 30
Nom de code : Countess
Disponibilité RP : Disponible

MessageSujet: Re: [Flashback][Greenville] Le dragon et le phénix (PV Jean Grey) (Terminé)   Dim 16 Juil - 20:46

De plus en plus intéressant. Jean Grey aurait donc des lacunes dans ses connaissances, l’empêchant d’expliquer adéquatement certaines choses. Ce qui laissait de la place pour l’exploration et la recherche personne et qui sait, peut-être, un jour éduquer la mutante sur ce genre de questions. Si tant est, évidemment, qu’une réponse concrète était belle et bien possible. Précédemment, j’avais bien sûr remarqué son trouble à la mention dont je gérais ma ville. Enfin. Dont Courtney, car je suis Countess, gérais Greenville. Je me demande : est-ce que je conserve la ville dans son état actuel et j’en influence une autre pour voir comment les choses se passent avec moins de contrôle? Des décisions pour plus tard. Ceci dit, pour en revenir au sujet de l’amour, je trouve curieux que sa réponse soit si… Comment dire… légère. En quoi? Bien…

Pauvre en vraies informations. Beaucoup de subjectif, d’impressions mais pas de faits concrets. Il va falloir étudier davantage la question. Elle en fait une sorte de tabou inattaquable mais en même temps on dirait que c’est quelque chose d’horriblement volatile, instable et aléatoire. Je dois savoir. Stratégiquement parlant, ne serait-ce que par de vieux réflexes mais aussi parce que si je comprends mal l’amour, je risque de faire plus de dégâts que je ne désire en faire. Que quelque chose ne se passe pas comme prévu est une chose. Que j’en sois la cause directe, une autre. L’amateurisme m’insupporte et je ne me rendrai pas coupable de ce crime impardonnable. Note à moi-même : il faudra interroger les citoyens de Greenville pour avoir un éventail de réponses plus large. Je dis interroger dans le sens plus… Doux… Du terme. Ne nous affolons pas.


« Je… Comme c’est curieux. De la façon dont tu conclus ton exposé… On dirait presque que tu en parles comme un virus ou une maladie. Quand les symptômes apparaissent, plus de doute possible. N’est-ce pas, comment dire, créer l’effet inverse à ce que tu tentes d’illustrer? Si l’amour est une bonne chose, c’est un choix de mots un quelque peu curieux. Enfin. À mes yeux. Était-ce bien volontaire? »

Là vous vous demandez sans doute ce que je cherche à prouver ou alors où je veux en venir. Permettez-moi de vous éclairer sur la situation. Je suis en train de m’adonner à l’exercice d’être davantage humaine, m’entrainer à en expérimenter les subtilités. MAIS. L’amour étant une variable m’étant inconnue et comme ce que Jean me dit est clair pour elle mais pas pour moi, si tant est que l’amour est beau, il est présenté comme quelque chose d’inévitable voire d’incurable, ce qui n’a rien de rassurant. Je sais. Je sais. Je m’en fais sans doute pour absolument rien. Mais l’inconnu fait peur, qu’on soit Humain ou qu’on vienne d’ailleurs. On peut bien tenter de tout assimiler, certains concepts resteront affreusement flous. Il me faut plus de temps, c’est tout. Les progrès actuels sont déjà très conséquents. Je suis moi-même étonnée, pour tout vous dire.

J’espère me tromper. L’imperfection des choses ne me dérange pas en tant que tel. Si l’amour existe bel et bien, je ne m’attends pas à ce que ce soit parfait. Je suppose que ce sera un chemin parsemé d’embûches. J’espère, au moins, que ce sera plus de positif que de négatif. Je comprends le bonheur, je comprends l’amitié, je comprends la majeure partie des concepts humains mais pas l’amour et ne pas savoir a toujours eu l’effet de me rendre particulièrement nerveuse voire paranoïaque. Ce que je ne peux appréhender ou comprendre est automatiquement perçu comme un danger potentiel. Si en plus on peut se servir de l’amour pour me blesser, autant faire encore PLUS attention. On ne sait jamais ce qui peut arriver. Toujours avoir trois coups d’avance sur des ennemis potentiels. La Terre est moins dangereuse que Battleworld, c’est un fait. Je suis parfaitement d’accord.

Ça ne veut pas dire qu’elle est un havre de sécurité pour autant. Il me faut résoudre cette énigme pour des raisons évidentes de survie. Naturellement, je dissimule le gros de mon trouble pour ne pas alarmer inutilement Jean Grey. Mes inquiétudes ne sont pas ses affaires et c’est Countess, pas Courtney, qui est en train de se torturer les neurones. Poursuivons l’exercice et on verra bien où cela nous mènera. Surtout qu’il faut considérer que… Est-ce que je me sens assez confiante pour prendre un risque vraiment stupide? Nous sommes dans une bulle dimensionnelle, dans un endroit contrôlé. Pas besoin d’être devin pour savoir qu’elle s’inquiète pour son Scott et que ce dernier doit l’attendre, en ayant encore fait à sa tête. Plus je la garde ici longtemps, à des fins de formation, attention, plus je risque de m’attirer l’hostilité de l’autre. À éviter, c’est bien normal.

Je ne suis pas sûre que ce soit la meilleure des idées. Mais si les choses dérapent… Les dommages seront réels. Greenville et sa population feront les frais d’une tentative d’apprentissage des particularités humaines et… Et on ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs, de toute façon. Encore que je pourrais manipuler la réalité pour laisser la coquille intacte et avoir le contenu dans le bol mais… C’est une autre histoire entièrement. Et puis bon. Si tout se passe bien, peut-être que je pourrai courtoisement les inviter à souper. À Greenville, évidemment. Pas dans ma dimension. Ce plan est suicidaire. C’est contre tous mes instincts et je suppose que c’est ce qui m’encourage à vouloir aller de l’avant. C’est quelque chose que je n’aurais pas fait autrement… Donc c’est un bon signe, quand on y pense. Enfin. En théorie, je précise, au cas où.


« Je vais probablement le regretter mais… Je t’annonce que nous retournons à Greenville, dans ta réalité et que comme je suspecte que Scott va t’avoir désobéit… Tu l’appelleras de mon bureau pour l’inviter à souper. Je suppose qu’autour d’un repas et avec au moins une autre personne à la table, ce sera un bon entrainement pour des interactions sociales humaines. Soyons folle, prenons des risques… »

Et… Nous revoilà à Greenville, comme si rien ne s’était passé. Jean peut sentir la trace mentale des fonctionnaires de l’hôtel de ville, des gens environnants dans la rue. Tout est normal, pas de danger mais si on veut vraiment chipoter sur les détails, il est effectivement vrai que je continue d’influencer la population pour éviter qu’ils fassent ou posent des gestes et des actions qui nuiraient au bon fonctionnement de la ville. Je ne vais pas changer ma façon de diriger Greenville du jour au lendemain, il ne faudrait pas abuser non plus, quand même. Je veux bien faire des efforts, je refuse de transformer l’intégralité de mon système de valeurs, tout simplement. De ce que je comprends, le compromis est au cœur des interactions humaines. Se dénaturer… Clairement pas. Je devine donc que Jean comprendra la chose en tant que 100% Terrienne…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jean Grey


avatar

Date d'inscription : 17/06/2017
Messages : 114
Nom de code : Marvel Girl
Disponibilité RP : open
Zone libre gif :
Célébrité : Famke Janssen

MessageSujet: Re: [Flashback][Greenville] Le dragon et le phénix (PV Jean Grey) (Terminé)   Sam 22 Juil - 8:32

Courtney trouvait l'explication de la mutante au sujet de l'amour quelque peu floue, et d'une certaine manière péjorative. C'était comme si Jean avait décrit ce phénomène comme quelque chose de néfaste. Pourtant, cela n'avait jamais été l'intention de la rousse, mais … sans doute le choix des mots était-il maladroit. Il fallait avouer que le concept même de l'amour était quelque chose de difficile à décrire et à définir … sans doute parce qu'en temps normal, ce n'était pas nécessaire de le faire. Tout individu qui l'avait déjà expérimenté, savait parfaitement de quoi il en retournait. C'était dans l'ordre naturel des choses … tout du moins, pour quelqu'un venant de cet univers. Mais pour Solas, c'était une expérience totalement inédite, parfaitement inconnue de là où elle venait.

« Non … je ne voulais pas décrire l'amour comme une affliction … c'est même tout le contraire. Seulement, c'est quelque chose sur lequel nous n'avons pas vraiment de … contrôle. C'est comme ça, et aussi étrange que cela puisse paraître, nous nous en contentons. Je dirais même plus que nous l'espérons, nous l'attendons. L'amour est quelque chose de spontané et d'illogique. »

Jean marqua une pause, réfléchissant à une manière de s'exprimer plus claire … sans y parvenir.

« Je crois … qu'on ne peut pas comprendre l'amour tant qu'on ne l'a pas personnellement expérimenté. »

Courtney annonça alors qu'elle allait les ramener à Greenville, dans la réalité. Cette annonce fut une forme de soulagement pour Jean. Pas qu'elle n'appréciait pas cet endroit … mais, malgré l'aspect paradisiaque, cette dimension restait vide … et perturbante pour la télépathe. Pourtant, cette consolation fut de courte durée, puisque Solas annonça dans la phrase qui suivit qu'elle avait l'intention d'inviter la rousse et son conjoint à dîner le soir même. A cette annonce, le regard de la mutante s'écarquilla d'angoisse. Elle était parvenue à mettre Scott à l'abri et voilà que maintenant, Courtney voulait de faire replonger dans cette ville. C'était également sans compter sur le caractère de Summers. Jean en était convaincue, il ne serait sans doute pas des plus diplomates, ne voyant que le fait que la femme qu'il aimait, était retenue prisonnière par leur hôte.

Après ces paroles, les deux femmes se retrouvèrent dans le bureau de la mairesse. Immédiatement, les sens de la mutante se reconnectèrent au reste du monde, cette dernière percevant de nouveau les consciences qui l'entouraient. Elle posa alors un regard inquiet sur Solas, puis, sur le téléphone de son bureau. Un instant, elle hésita. Ce n'était vraiment pas une bonne idée de mêler Scott à tout ceci. Cela ne faisait pas partie du deal. Si Jean avait accepté de rester, c'était à la seule condition que Summers et leur élève soient hors de cette ville. Et maintenant, Courtney voulait faire revenir Cyclope ici ? Pour un dîner ?

« La présence de Scott ici n'est vraiment pas une bonne idée … Il n'est pas comme moi … pas quand je suis impliquée, tenta la rousse. Je le connais : il sera beaucoup moins conciliant avec vous que je ne l'ai été. Vous devriez renoncer à cette histoire de dîner. »

Nerveusement, la télépathe croisa les bras devant elle, comme pour tenter de garder contenance. Il était hors de question qu'elle mette en danger la vie de Summers. Elle avait parfaitement compris que Courtney ne les craignait pas … mais elle savait également que Scott ne réussirait pas à se contenir bien longtemps … que les choses finiraient tôt ou tard par déraper en sa présence … et qu'à ce moment là, Solas pourrait éventuellement lui nuire. Cette possibilité, Jean ne pouvait s'y résoudre. Si elle voulait comprendre l'amour … alors, elle devrait s'y prendre autrement.

« Vous … vous n'avez qu'à regarder en moi … chercher pour … comprendre ce qu'est ce sentiment qui vous échappe encore. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Courtney Solas


avatar

Date d'inscription : 18/06/2017
Messages : 30
Nom de code : Countess
Disponibilité RP : Disponible

MessageSujet: Re: [Flashback][Greenville] Le dragon et le phénix (PV Jean Grey) (Terminé)   Sam 22 Juil - 20:24

Quelle étrange réaction à une simple invitation… Je pensais pourtant que la tolérance et la compréhension de l’autre étaient des valeurs humaines prisées, à entendre parler Jean. Ou alors peut-être y avait-il certaines exceptions… Ou c’était un manque de confiance. Peu importe ce que c’est, je me suis sentie froissée. Comment peut-elle refuser une invitation cordiale en bonne et due forme sous prétexte qu’il pourrait, potentiellement, arriver quelque chose de désagréable ou de mal? Je ne laisse rien paraitre, évidemment, je sais me montrer très habile au bluff. Au contraire, je fais mine de réfléchir avant d’acquiescer. Ainsi soit-il. De toute façon, ce refus a réveillé en moi des envies mesquines et égoïstes et si j’ai des projets pour Greenville pour me pratiquer à être plus humaine, bien… Rien ne m’empêche d’aller ailleurs pour…

Bien pour faire le mal, tout simplement. On ne change pas sa nature profonde et de temps en temps un peu de chaos ne fait pas de tort. Passer sa frustration, passer ses nerfs sur quelque chose… Cela me fera le plus grand bien. Quel dommage, moi qui espérait sincèrement faire davantage de progrès aujourd’hui. Je suppose que j’étais tout simplement motivée que l’enseignante. Curieux état de fait s’il en est mais j’en ai vu des choses étranges au cours de mon existence. Ce que Jean ne réalise pas c’est que… Comment dire… Imaginez que vous avez devant vous un réacteur nucléaire. Sous contrôle, il fournit de l’énergie et il est plus ou moins inoffensif. Il est régulé par un ensemble de principes qui conservent sa stabilité. Maintenant, imaginez un réacteur nucléaire qui aurait été assemblé à partir de plusieurs pièces hétéroclites. Vous voyez?

Il fonctionne, oui, mais il est instable. Maintenant, vous décidez de changer les pièces une par une pour le rendre moins dangereux… Mais vous vous arrêtez à mi tâche pour une raison X ou Y. Vous allez inévitablement compromettre l’équilibre et transformer le tout en une bombe à retardement avec des émissions de radiation avant que tout n’explose. Jean a commencé un travail et a décidé de ne pas aller plus loin que ce qu’elle pressent comme potentiellement dangereux. Pourtant rien n’indiquait qu’il y aurait vraiment eu un problème de quelque nature que ce soit. Conclusion : elle ne me fait pas confiance. Elle ne me croit pas digne de réussir en dehors du rythme qu’elle pense pouvoir m’imposer. Je peux faire des progrès excessivement rapides. Je viens d’en faire la preuve. Peu importe. Ne serait-ce que par… Respect… Pour le processus qu’elle a enclenché je ne…

Bien je ne passerai pas me frustration sur elle ou sur des gens à qui elle tient. Raisonnons. En tant que bonne personne et au vu de ce que j’ai pu observer en regardant ce qu’il y a dans sa tête, quel genre de personnes pourrais-je éliminer qui lui enlèveraient une épine du pied? Oh je sais. Je vais aller éliminer un groupe anti mutant ou deux. Ça va me passer les nerfs, me ramener à des sentiments moins destructeurs et je pourrai reprendre en toute quiétude ma pratique des comportements humains. Et de toute façon, qui va pleurer la mort d’extrémistes? Je fais le ménage, d’autant que je sache, ce n’est pas un crime. Tuer, oui. Mais sans preuves et sans témoins, comment pourrait-on me faire porter le chapeau? Oui… Voilà une merveilleuse, merveilleuse idée que je viens d’avoir… Et ce que Jean ne sait pas ne peut pas lui faire de mal, pour autant que je sache. Je suis géniale.


« Oh… Je vois… Quel dommage. Et moi qui désirais temps parfaire cet apprentissage. Une autre fois peut-être. Ceci dit, merci pour la proposition, je vais aller voir ce que je peux trouver d’utile dans ton esprit. Tu as offert donc… Tu es libre de partir, Jean Grey. Je vais t’épargner à toi, à ton élève et à Scott le voyage du retour. Et si jamais tu repasses à Greenville, tu connais le chemin de mon bureau. »

Une seconde elle est dans mon bureau, la suivante elle est avec Scott, son élève et son moyen de transport dans une aire de stationnement non loin de son point de départ. Quelques kilomètres tout au plus et c’était volontaire qu’ils soient à proximité d’un restaurant. Et juste au cas où Jean voudrait jouer les espionnes ou me faire épier par ses alliés, je couvre Greenville d’une vaste barrière qui distord la réalité, empêchant de voir autre chose que ce que je veux qu’on voit. Moi? Je ne suis déjà plus là. Je me suis téléportée dans le sud des États-Unis, endroit où pullulent plusieurs groupes anti mutants. Je puis vous assurer que demain, les journaux en feront état. Pourquoi cela? Facile.

Les journaux aiment parler de morts mystérieuses et de choses inexplicables. Ils vont spéculer qu’un groupe excessivement efficace et coordonné a commencé à faire le ménage chez les radicaux, potentiellement en riposte à un acte XYZ dont je n’ai pas connaissance. Tout au plus Jean Grey se doutera de quelque chose mais je ne vois pas pourquoi elle me suspecterait directement. Après tout, ne suis-je pas en train d’apprendre à être davantage humaine? Le meurtre ne fait pas partie des valeurs considérées comme acceptables par les Humains, je doute de me tromper sur le sujet… Et quand bien même elle viendrait m’interroger, je lui renverrai à la figure ce bon vieux proverbe : ne me pose pas de question et je ne te dirai pas de mensonges. Simple, pratique, efficace. Peut-être pas à son goût mais comme l’intention était « bonne » à la base, je devrais m’en sortir.

Chose certaine, je ne suis pas prête d’oublier cette journée. Extrêmement instructif et la prochaine fois, je réserve une petite surprise à Jean Grey. Elle est venue au cœur de mon domaine, la prochaine fois je viendrai la voir sur un terrain où elle est à son avantage. Je me demande si elle se comporte différemment quand elle est à son plus fort ou si j’ai vu la vraie de vraie Jean Grey, authentique et tout. Mais pour l’heure, ce n’est pas le moment de penser à notre prochaine rencontre. Il est temps de prendre des vies comme seul Killville peut vous enseigner à le faire. Le reste de ma journée et ma nuit seront excessivement productives. Demain matin, je prévois avoir éliminé au bas mot… Une centaine de personnes. Sans la moindre goutte de sang, évidemment. Je suis peut-être une psychopathe mais j’ai mon éthique. Je déteste quand ce n’est pas fait proprement.

Que le massacre commence… Mais mes pensées ne cessent de revenir vers cette rencontre. Vers ce changement potentiellement irréversible. Vers Jean Grey. Ses pensées. Ses paroles. Et sur ce que j’ai pu voir en elle sur l’amour avant de la téléporter ailleurs. Je pense que je n’ai jamais été aussi terrifiée de toute mon existence. Si ce que j’ai vu est vrai, cette… Chose… Pourrait me détruire entièrement. Je ne peux faire autrement que de penser à ma propre survie, ce que les Humains font, soit dit en passant et je ne sais pas de quel mal est atteint Jean pour penser que l’amour est une bonne chose mais définitivement, nous ne nous entendrons pas sur ce point. S’ouvrir aux autres est une chose. Exposer sa jugulaire et attendre le coup de poignard… Très peu pour moi. Mais je suis bonne élève. Je note mentalement mes questions pour ma prochaine leçon… Car nous nous reverrons, Jean Grey. J’y compte bien en tout cas…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé





MessageSujet: Re: [Flashback][Greenville] Le dragon et le phénix (PV Jean Grey) (Terminé)   

Revenir en haut Aller en bas
 
[Flashback][Greenville] Le dragon et le phénix (PV Jean Grey) (Terminé)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» How train your dragon
» Tiens tiens tiens... Comme on se retrouve... {Flashback} [Ryuuku Gakuen]
» [Jeu Vidéo]Dragon Age Origin
» Avocats du Dragon
» Dragon vs Aigles

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Marvel United :: Zone RP :: Etats Unis-
Sauter vers: